Portrait de Dorian Mauger

TÊTE DE COM’ : Dorian Mauger

En février 2019, notre Présidente dressait le portrait de Nicolas CHABIER : Une toute première TÊTE DE COM’ qui devait en appeler d’autres… Aujourd’hui, c’est lui qui prendre la plume pour recueillir les propos d’un tout nouvel adhérent : Dorian MAUGER, responsable de la communication de la Communauté de Communes de Montesquieu.
« Nous avons 10 ans d’écart ! J’ai été diplômé en 2008, il a été en 2018…  Nous partageons le même gout du service public : j’ai commencé, tout comme lui, ma carrière au Département de la Gironde… Je ne le connais pas, il ne me connais pas ! Et l’époque fait que nous nous sommes croisés uniquement à distance. »
Quand Nicolas rencontre Dorian, bonne lecture. 
  • Dorian, peux-tu nous dire rapidement quel a été ton parcours ?

Je suis arrivé à Bordeaux après le lycée pour y suivre des études supérieures, après 18 ans dans les Deux-Sèvres, à Thouars au nord du département. Le BAC en poche, j’ai choisi de m’orienter vers des études en Licence d’Économie. Au bout de quelques mois, j’ai abandonné ce cursus trop scientifique à mon goût pour la communication, une science humaine et sociale beaucoup plus proche de mes appétences.
Ainsi en 2013, je suis rentré à l’IUT Bordeaux Montaigne pour un DUT communication des organisations en deux ans. En 2015, j’ai poursuivi mes études avec la licence ISIC à l’Université de Bordeaux Montaigne, pour terminer en 2018 par un master Communication Publique et Politique (CPP) en partenariat avec Sciences-Po Bordeaux. J’ai terminé mes études par un stage de six mois au Conseil départemental de la Gironde, au service presse au sein de la Direction de la Communication.
De 2018 à 2020, j’ai exercé les missions de collaborateur politique auprès des élus de la majorité départementale, avec des objectifs importants en communication politique : valorisation du bilan à mi-mandat, mobilisation et participation citoyenne, réponse à la crise des gilets jaunes et des missions plus génériques : écriture de discours, conseil en communication, accompagnement des élus à l’usage des outils numériques…
Depuis septembre 2020, je suis chef du service communication de la Communauté de Communes de Montesquieu, au sud de la métropole de Bordeaux.

  • Pourquoi avoir choisi l’ISIC ?
    (OK Sciences-Po ! / ISIC mais ISIC quand même  ?)

L’ISIC est une formation universitaire qualifiante et reconnue par les professionnels de la communication. Contrairement aux écoles privées qui vendent souvent à des prix exorbitant des fausses promesses de réseau pro et de cours de qualité. L’ISIC, au-delà de répondre à un idéal républicain qu’est celui de la gratuité des cours, ouvre des nombreuses perspectives professionnelles et valorise ses enseignements par une bonne alchimie entre enseignants-chercheurs et enseignants-professionnels.
Les étudiants bénéficient donc d’un bagage théorique extrêmement important et profitent du retour d’expérience de professionnels, qui sont d’ailleurs très souvent des anciens étudiants de l’ISIC et c’est encore plus plaisant.

  • Quelle est ta vision de la communication, aujourd’hui ?

Je suis très sensible à la question du lien social, celui qui nous ramène aux enjeux de la communication de proximité et soulève de nombreuses questions quant à son devenir. Les collectivités territoriales sont idéales pour travailler en la matière. Les élus locaux sont généralement plutôt bien identifiés par les citoyens, mais ils ont besoin de communiquer autour de leur action et leurs choix. De la même façon les collectivités locales doivent expliquer leurs missions dans un contexte de plus en plus incertain et tendu.
La chose politique est pris en ciseau entre une capacité à agir des élus, de plus en plus restreinte, et une défiance importante des citoyens. Cela nous oblige à faire évoluer nos pratiques de communication, vers plus de participation citoyenne, plus de pédagogie et plus de proximité pour re-légitimer les politiques publiques. L’époque nous amène également à ré-interroger nos pratiques en matière de communication numérique.
Je crois qu’il n’y a pas de mal à être « un peu traditionaliste » en communication publique et politique, afin de concentrer ses efforts sur des outils qui sont bien maîtrisés et ne pas rechercher toujours l’innovation pour l’innovation.

  • Quelles sont les caractéristiques d’un bon communicant ?

Pour être un bon communicant, il faut être curieux et s’intéresser aux différents sujets… Il faut s’adapter sans cesse, par exemple : le matin parler d’urbanisme, d’aménagement du territoire ou d’un autre sujet technique qu’il faudra comprendre a minima pour pouvoir le vulgariser. Et l’après-midi parler d’environnement, de biodiversité et réussir à comprendre des professionnels qui restent souvent « enfermés » dans leur jargon.
Il faut oser être curieux, poser les questions… Aussi, un bon communicant doit toujours avoir en-tête les questions essentielles « Pour quoi ? Pour qui? Pour quand ? » pour répondre aux besoins des élus, des services ou des clients… au risque de positionner la communication comme un service support, où l’on vient faire sa liste de courses. Notre rôle c’est de voir globale et stratégique. 

  • Quelles sont tes activités annexes ?

Parallèlement aux études et au travail, j’accompagne depuis sept ans des femmes et des hommes lors des différentes campagnes électorales. Sur des périodes de quelques semaines ou plusieurs mois, le travail de communicant en période électorale est un peu particulier, mais il permet de prendre en main les clés et les enjeux de la communication politique assez rapidement. Les campagnes sont également des formations accélérées pour améliorer ses connaissances de l’environnement politique.

Depuis mes 18 ans, j’accompagne également plusieurs associations en tant que bénévole : une association culturelle, un think-tank et une association humanitaire… et ça fait déjà pas mal ! 
  • Pourquoi adhérer à Post ISIC (tes motivations / tes attentes) ?
J’adhère cette année à Post-ISIC car après seulement trois ans d’activités professionnelles, je ressens le besoin d’être alimenté en réflexion et en expérience. Échanger avec des professionnels de la communication, c’est important pour entretenir ses connaissances. Cela permet de s’inspirer des bonnes pratiques et des retours d’expériences des uns et des autres.
  • Pour terminer, on ose LE PORTRAIT CHINOIS ?
    • 2 mots pour te définir ? Calme et passe-partout, s’adapter, toujours s’adapter…
    • Tu serais un artiste ? Charles Baudelaire, sans hésiter, mais peut-être un poil plus fun !
    • Tu seras un plat ? Une blanquette de veau. C’est classique, c’est tendre, mais ça gagne à tous les coups !
    • Une maxime / une citation ? Winston Churchill disait « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. » et personnellement je suis du genre optimiste.
Un dernier mot : Merci Post-ISIC et merci Nicolas Chabrier pour cette proposition de portrait. En espérant,  motiver des anciens ou des étudiants à se joindre au réseau.

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